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Ecrivain, scénariste et fan d’Arnaud Demeester
Nous vous avions proposé, dimanche dernier, de nous retrouver aujourd’hui dans cette page pour découvrir la vie et l’extraordinaire volonté de Manon. Elle n’avait pas de cheveux car la chimio qui lutte contre son cancer avait fait des dégâts. C’était l’an dernier, à Jeanne-de-Flandre. Aujourd’hui, ses cheveux ont repoussé et elle est devenue une jolie jeune femme. Nous étions déjà tout à notre joie de brosser son portrait de conquérante de la vie quand, dimanche dernier, elle a subi un violent assaut du mal qui la ronge.
Elle était avec ses parents à Paris quand deux arrêts cardiaques l’ont fait basculer de l’autre côté du miroir. Mais notre courageuse Manon s’est accrochée. Comme la guerrière qu’elle est. Le personnel de l’hôpital Ambroise-Paré a été impressionné par sa volonté de rester parmi nous. Toute la journée de lundi a été angoissante et quand elle a ouvert les yeux, elle a reconnu Odile et Daniel, ses parents.
Nous n’avons pas l’habitude de raconter ces situations extrêmes mais avec Manon, c’est différent. Depuis un an, cette jeune femme fonce en vivant avec intensité tout ce qui présente à elle, semant à chaque fois des messages d’avenir. Le personnel de Jeanne-de-Flandre nous a envoyé une message cette semaine, en nous montrant Manon regardant le dessin animé dont elle avait écrit le scénario. On la voit face l’écran que nous avons financé grâce à vos dons. Elle a participé à la fantastique aventure des cinq dessins animés, également financée grâce à vos dons.
Au nom de toutes les Manon qui se battent dans la discrétion des hôpitaux, au nom de leurs parents et des familles, nous vous remercions de continuer à nous aider financièrement. Croyez-nous, dans ces moments d’extrême douleur, leur vie prend une autre dimension quand nous les accompagnons avec des projets « fous ».
Mademoiselle prend la plume
Comme si les dessins animés ne suffisaient pas, Manon a écrit un livre, grâce à l’attention de Patrice Dufossé, directeur des éditions Nord Avril. La petite fille d’Heuringhem, près de Saint-Omer, a été aidée par Bénédicte Boulet qui a illustré l’ouvrage. Notre jeune écrivaine aborde sans tabou le racket à l’école, la violence mais également la magie et la réconciliation. Fabuleux !
Notre association a fait l’acquisition de cent exemplaires que nous allons distribuer dans les hôpitaux de la région, sous forme de message d’optimisme. De nombreuses personnalités du monde sportif la soutiennent, comme le vainqueur de l’Enduro du Touquet, Arnaud Demeester, les cyclistes Jean-René Bernaudeau et Thomas Voeckler, l’équipe de France de handball. Elle rêve de rencontrer Anne Roumanof au Sébastopol, le 15 décembre et elle a rencontré François-Xavier Demaison, dans sa loge d’un théâtre parisien, grâce au dévouement d’Odile et Daniel, ses parents, et à celui de sa sœur, Chloé.
Depuis le 19 septembre, Manon ne se rend plus à Lille pour être dialysée. C’était des heures sur les routes plusieurs fois par semaine. Maintenant, c’est à cinq minutes de chez elle, à l’hôpital d’Helfaut. De quoi remonter le moral, ce « carburant » indispensable à tout malade. Mercredi matin, elle avait passé un « cap » difficile et les médecins envisageaient un rapatriement de Paris à Jeanne-de-Flandre.
Dans la tête de Manon, la vie défile à très grande vitesse. Elle attrape tout ce qui passe à sa portée. Du dessin animé qu’elle conçoit au livre qu’elle écrit, en passant par les artistes qu’elle côtoie, elle est une source de vie.
Derrière leurs lunettes opaques se cache un regard. Celui de la détermination. C’est une bande de jeunes étudiants qui écume les quartiers, armée de crayons et de bloc-notes. Pendant des mois, souvent le soir, entre et chien et loup, afin de ne pas se faire repérer, ils entrent dans les boîtes de nuit, dans les restaurants, dans les cinémas. Ils en sortent avec des idées et des convictions.
Ensuite, ils se réunissent secrètement pour échanger les notes, les relevés de prix, la qualité de ce qu’ils ont vu, entendu, observé et goûté. Puis, quand on les a oubliés, ils réapparaissent au printemps. Comme des perce-neiges, en pleine lumière. Et là , c’est le grand show avec la distribution du célèbre Chti, le guide indispensable à celui qui veut connaître une vie nocturne de qualité.
Cette année, les étudiants de l’Edhec, ont fait leur cinéma puisque c’était la couverture de l’édition 2011. Pour le grand week-end de la distribution du guide, ils avaient chaussé des lunettes d’artiste, comme Gabin, Belmondo ou Michèle Morgan. Classe ! Ils avaient bien raison de frimer car ils le méritent.
Demain soir à l’Edhec, ils remettront à Jacques Hardoin, directeur général de La Voix du Nord et président d’Heureux avec eux, un chèque au profit de notre association qui a été désignée grande cause régionale.
Nous vous en parlerons la semaine prochaine. Mais déjà , à toute l’équipe, nous disons « Merci d’avoir braqué l’indifférence ».
Légende : Etudiants et bénévoles de La Voix du Nord, quelle équipe !
Marly, Hersin-Coupigny et Lens
S’il y a un endroit qui symbolise Noël et la nativité, c’est bien une église. Notre action qui s’appelait à l’origine le Noël des déshérités aurait pu commencer… il y a un peu plus de deux mille ans quand une certaine Marie donna naissance à son fils dans une étable. Mais c’est en 1946, après la Deuxième Guerre mondiale qu’elle débuta. Depuis, le progrès n’a pas résolu tous les problèmes et des enfants subissent, tous les jours, des accidents de la vie et Noël n’est pas toujours simple à vivre. Nous faisons le maximum pour les aider, y compris dans les hôpitaux.
Cette année, trois églises seront le cadre de manifestations très différentes et originales, totalement orientées vers les enfants.
C’est à Marly (La Briquette) que nous commencerons, dimanche 11 décembre à 10 h 30. Autour de Liliane Peulmeule et Roger Bar (« consultant » depuis 2008), c’est l’abbé Frédéric qui officiera ( en rouchi) cette année, selon la formule qui plaît tant. Là , nous serons en plein pays du patois rouchi et c’est Jenny, notre marraine, qui commencera avec un texte très original sur la naissance de Jésus… à Roubaix. Puis, c’est son complice Pierrot qui quittera ses fourneaux pour déclamer à son tour la nativité à la manière de Bernard Dimay (Syracuse). La suite sera une succession de poèmes, de textes et de chants destinés aux enfants hospitalisés. Guy Dubois et Chti Robert seront aux côtés des maîtres du rouchi. Autre nouveauté, la présence d’un joueur d’orgue de barbarie qui rendra hommage à Hector Malot et son roman « Sans famille ». Vous verrez Vitalis et le petit Rémi.
Une semaine plus tard, dimanche 18 décembre à 16 h 30, c’est l’église d’Hersin-Coupigny, entre Lens et Béthune, qui accueillera cinq chorales de la communauté polonaise. Véronique Elboed, présidente d’Edwige en Ostrevent a proposé à Kalina, à Tradition et Avenir d’Harnes, aux Mineurs polonais de Douai et aux Gorale de Dourges d’interpréter des Koledy (chants de Noël polonais) au profit de notre œuvre. Tous ont accepté avec enthousiasme.
Dimanche 8 janvier à 10 h, jour de la galette des rois, c’est l’association Millenium 2000, à l’église Millenium de Lens, qui proposera la première messe polono-portugaise, également au profit des enfants hospitalisés. Le casting est impressionnant. La chorale polonaise Lenna cantans dirigée par Roman Nawojski, l’ensemble folklorique Les Roses du Portugal, Bertrand Cocq, Marie-Laurence Delille, Alain et Claudine Lempens, Guy Dubois ainsi que Jenny et Pierrot. Jenny Clève y évoquera un étonnant souvenir de la Deuxième Guerre mondiale…
Pour ces trois messes, une écharpe sera offerte à chaque personne. Il s’agira de la nouvelle, celle aux couleurs de Noël heureux avec eux et de L’hôpital heureux avec eux. C’est très beau et impressionnant de voir l’assistance avec ce signe de ralliement autour du cou.
Les dons seront à chaque fois recueillis au moment de la quête. Les artistes se produisent gratuitement. La meilleure façon de les remercier, c’est de donner est un chèque à l’ordre de Noël des déshérités. Vous aurez un avoir fiscal de 66 % mais les espèces sont évidemment bienvenues.